Côte  d'Ivoire

 

Afrique, Côte atlantique, éléphants, cacao, francophonie, déforestation, tourisme, autant de mots qui définissent un grand pays qui mérite d'être connu. Malmenée par l'Histoire, par  diverses erreurs environnementales, la Côte d'Ivoire n'en reste pas moins un lieu d'Afrique très attachant où il reste encore plein de choses à découvrir. Une ballade au départ d'Abidjan vers la brousse, vers les terres du cacao, fera comprendre qu'il n'y a pas que la superbe côte aux belles plages. L'autoroute vers Yamoussoukro est droite et presque neuve, ailleurs c'est  un peu l'aventure.

Nous remercions la Compagnie aérienne Corsair pour ce reportage, ainsi que l'Agence  Ivoire Voyages Tourisme qui a organisé le voyage pour l'AFITV.

 

ABIDJAN

Cette ville de plus de 4 milions d'habitants, capitale économique, élevée au bord d'une lagune possède un littoral complexe avec l'Océan Atlantique qui ouvre de magnifiques plages et réserve des zones marécageuses boisées. Parfois il faut un pont pour se rendre d'un quartier à l'autre ; comme beaucoup de villes importantes, Abidjan présente à la fois un quartier très moderne, de type international, et tout un ensemble de quartiers africains pittoresques. Ambiance générale de surpopulation où l'on peut se perdre mais où réside peut-être l'âme de cette Mégapole. D'un côté la cathédrale Saint Paul, moderne, inaugurée par le Pape et de l'autre la grande mosquée, signes évidents du partage des religions de ce pays ; sans oublier toutes les traditions animistes... La visite d'Abidjan ne se conçois pas sans les villes historiques disposées à la manière de grandes banlieues plutôt accueillantes.
Grand Bassam fut la première Capitale de la Côte d'Ivoire (1893-1900) ; aujourd'hui, elle est inscrite par l'UNESCO au patrimoine mondial... Ses plages sont inscrites au patrimoine touristique du pays... Bingerville, à 18 km d'Abidjan, est une ville boisée avec son jardin botanique et son arboretum de 56 ha : à voir absolument.

Mais le domaine le plus étrange, le plus dépaysant, le plus riche en biodiversité, enfin le plus inattendu est ce Parc National du Banco aux portes même de la grande ville. A peine 3,4 ha, mais encore de la forêt primaire avec sa flore, sa faunes, ses chimpanzés et ses magnifiques papillons. L'Association de jeunes écologistes " VisionVerte " se charge de ce Parc. (En dépit d'une déforestation qui a été ravageuses dans le passé, il existe 21 réserves naturelles en Côte d'Ivoire).

VISION VERTE : à droite le président, à gauche le guide

 

YAMOUSSOUKRO

Ah la belle basilique ! Notre Dame de la Paix à 243 km d'Abidjan. Cet immense monument voué à la chrétienté africaine se voit de loin. Les architecte P. Fakhoury et P. d'Hautuille l'ont conçue dans l'esprit d'une énorme bâtisse aux lignes épaisses, aux couleurs claires, aux vitraux très réussis. On dit que l'église est plus grande que Saint Pierre de Rome ; le Pape est venu en personne la bénir. Une démesure plantée a proximité d'un autre grandiose bâtiment consacré aux rares conférences internationales. L'ensemble un peu à l'écart de la ville même, presque au bord d'un lac envahi de jacinthes d'eau.


Yamoussoukro est aussi une Capitale de 300000 habitants très classique, traditionnelle, typique d'une Afrique surpeuplée, bruyante de vie, avec sa très imposante mosquée aux murs blancs. Une Afrique polychrome qui se voue au même Dieu et à quelques croyance éternelles. Une originalité : le petit motel tenu par un français fou de rugby : le Brennus, pour déguster un plat local : l'Agouti Kedjenou. Et prendre la voiture pour traverser la brousse.

 

CACAO-CHOCOLAT

Pour visiter les plantations de cacaoyers, il faut rouler sur une route aussi pittoresque que chaotique, qui mène à Soubre, épicentre du cacao, province de la Nawa (le cacao en Côte d'Ivoire depuis 1888). L'occasion est bonne de découvrir  des villages, de croiser des quantités d'ivoiriens de brousse, de jeunes écoliers dans leurs tenues uniformes impeccables, de femmes portant tout sur leurs têtes, et des enfants  dans leurs dos. Aux porte de Soubre, des villages de "petits planteurs", encore très traditionnels, peuvent se visiter, mais seulement après accord du Chef de village et quelques palabres obligatoires... Les " cabosses " se récoltent deux fois/an, les fèves sont séchées au soleil puis portées à la coopérative locale pour - finalement - partir en camion à  San Pedro, port d'exportation internationale. Ici, on cultive souvent le cacaoyer en plein air et non en sous-bois comme d'habitude, car la déforestation a été jadis redoutable et les sols restent en plein soleil. 



L'usage des pesticides existe encore, mais aujourd'hui la tendance est à la culture " raisonnée ", voire " bio ". A Abidjan une jeune chocolatière propose des chocolats entièrement " écologiques " depuis l'arbre jusqu'au papier d'emballage des tablettes !... Le travail des enfants : interdit.

Les temps changent... lentement....

Felicio Rodriguez

 

Nous vous invitons à regarder sur Youtube, le clip du célèbre groupe ivoirien "PETIT YODE" : https://www.youtube.com/watch?v=RRoH0ld5hV4

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