L'Alliance a le plaisir de vous présenter :

 

 

◄ Micheline PACE est journaliste à LA TRIBUNE DE GENEVE. Elle va collaborer à notre à notre "Regard de Presse", rubrique de notre site où vous pourrez bientôt la lire. (cliquez ici pour télécharger le pdf) - http://civitas.blog.tdg.ch/archive/2017/06/25/le-bonheur-au-fil-de-la-sorgue-en-pleine-provence-284825.html 


 

Lucas LAHARGOUE est membre de l'AFITV depuis sa création. Ce jeune photographe/rédacteur poursuit une carrière remarquable avec l'excellent magazine
ICI et AILLEURS
; son style se reconnaît au premier coup d'œil, signe d'un grand talent.

 

Geneviève GUIHARD
publie des articles très documentés, très séduisants, à découvrir par le lien ci-dessous.

http://prestiges.international/castro-village-perche-magique-salento-sud/

 

 

 

 

UNE SAISON en GUYANE : Le magazine sans doute un des plus beaux, il est intelligent, documenté, instructif, écologique, moderne, élégant... Une équipe remarquable autour de Pierre-Olivier JAY (AFITV), dans l'Atelier-Aymara à Cayenne. On le trouve en France métropolitaine. Ce magazine d'exception a reçu en 2011, les premiers "Lauriers" de l'AFITV.

 

 

 

LES NOUVEAUX ALLIES

 

Nous avons eu le plaisir d'accueillir 41 nouveaux membres dans notre Alliance, représentant  plusieurs nouveaux pays.
En raison d'une actualité très chargée en cette fin d'année 2017, nous vous présenterons ces personnes en plusieurs fois, par ordre d'arrivée.

Florence LUNG (parrain Chr.Sentuc) Commissaire du Salon DirecTravel.

Eric DELILLE (parrain Patrick Fracheboud) Vigneron à Bandol ; artiste peintre.

Gérard DANIEL (parrain P. Fracheboud) Dir.TCF Tourisme conseil.

Nadia LARABA Office de Tourisme de Montmartre, en charge de la communication. (Parrain G.Daniel)

Sylvie FOURMOND, Présidente du Syndicat d'Initiative de Montmartre (parrain Michel Coulon)

Raphael KAING-GUI Fondateur de YOCOTOUR à Yaoundé au Cameroun (parrain FR)

Odette DALMASSO dir. HOTEL BELLEVUE (marraine Lucie Aléonard) Le Lavandou

Romain CALLENDRON (parrain FR), pâtissier/chocolatier - Directeur du magasin "La tête de Choux" Le Lavandou.

Marianne SARRAIL, Directrice de la Villa DATRIS à l'Ile sur la Sorgue (marraine Marie Châtelain)

Henri MATCHAVARIANI (parrain Shalva Kh.) Photographe, directeur artistique, artiste peintre.

Patrick HAFFNER, chef de missions Patrimoine Naturel, au Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris. (Parrain Dr. F. Moutou)

Madame Thu Huong LAM, Université Pierre et Marie Curie à Paris. (Parrain Felix Chamayou)

Dr. Laetitia DUBENT, psychiatre à Lourdes (parrain R. Martin)

Jean-Laurent FELIZIA (marraine L. Aleonard)

Annie TALLONE Office de Tourisme Le Lavandou ; Maire adjoint Tourisme. (Marraine Lucie Aleonard)

Mohamed EL YASSINI Dir. Géné. Hôtel Palais Zahia à Tanger (parrain S. Chakor)

Monica LOVERA, Tour Opérateur à Lima, Université du Tourisme Pérou. (Parrain FR)

Arnaud CHEVALLET, Tourisme Conseil en France (parrain FR)

 

 

 

ACTIVITES DE L'ALLIANCE

 

CHOCOTOURISME

- Préparation d'un circuit à Montmartre.
- Remise des Lauriers de l'Alliance au Lavandou et à l'Ile sur la Sorgue qui furent l'occasion d'un voyage de quelques participants de l'AFITV ; le tout parfaitement organisé par Marie Châtelain et Lucie Aléonard. Voir les vidéos de Patrick Chainbaux dans notre site (cliquez ici). 31 mai- 2 juin.

 


Félicio RODRIGUEZ - Lucie ALEONARD - Romain CALLENDRONFlorian COURREAU - Marie CHATELAIN

 

- Rendez-vous à l'Ambassade d'Indonésie à Paris pour préparer un circuit dans les régions de plantations, en 2018.
- Présentation du ChocoTourisme par la présence des Chocolats Lamielle d'Epinal, Monchoco de Côte d'Ivoire, Madagascar, annonce de notre conférence au prochain Salon du Chocolat à Paris (31 octobre).
- Visite du musée du Chocolat de Cambo les bains en Pays Basque : chocolatier  Puyodebat (AFITV).

 

◄ Invitation à la signature du livre de Jean-Luc Decluzeau (ci-dessous à gauche)
au Musée du Chocolat de Paris. Dir. Stijnen (AFITV) Van Belle (Propriétaire).

 

 

GRAND DOSSIER RAILS :

Différentes prises de contacts et rendez-vous avec les spécialistes de la SNCF et la RATP. Mise en ligne prévue en 2018 pour coïncider avec la date anniversaire de la SNCF.

 

RENCONTRES :

Françoise Brunod, Patrick Chainbaux, Dr. Schatz et Felicio Rodriguez ont visité l'Auberge toute neuve et très écologique Yves-Robert à Paris et rencontré son Directeur Philippe Bugeya (AFITV). Nous avons réalisé une vidéo à voir sur notre site très bientôt.

 

 

Salon DIRECTRAVEL :

Organisé par Christophe Sentuc (AFITV) et Florence Lung (AFITV) ; Voir les vidéos dans notre site (cliquez ici) et Youtube. Un excellent salon qui nous a permis de rencontrer de nombreux Alliés venus de pays divers. Nous avons exposé des produits "emblématiques" de certains pays représentés dans l'AFITV. Remerciements à celles et ceux qui sont spécialement venus pour cette circonstance. Bilan AFITV : 14 nouveaux membres et 5 pays.
Nous avons apprécié les ouvrages du naturaliste Dr François Moutou, les photos d'Alain Homsi sur la Syrie ; l'Angélique de Niort ; les magazines : "JE PARS" suisse de Gérard Blanc, belge de "JV" de Elisabeth Lefebvre, "Ici et Ailleurs" si bien illustrés par Lucas Lahargoue, "Une saison en Guyane", " La Gazette de Montmartre".

 

 

De gauche à droite : Heri ARISOA - Seth RAMAROSON - Babethe TOLLET - Françoise Brunod - Michel COULON - Dr. MOUTOU – Félicio RODRIGUEZ - Monik PHILIPPE -
Agence Nord Espace - Edmondine RAMAROSON - Marie CHATELAIN - Patrick CHAINBAUX - Christophe SENTUC

 

Portraits :

Afrozz HASSAN-ABADI (IRAN)Andino GARCIN (EQUATEUR)en famille Alain HOMSI (SYRIE)

 

Heri ARISOA et Ed. RAMAROSON (MADAGASCAR)KAING-CUI (CAMEROUN)Laurent GRANIER (LAOS)

 

Marie CHATELAIN (L'ILE sur la SORGUE) Michel COULON Poulbot de Montmartre Nouriddin MAHKAMBOYEV

 

Odette DALMASSO entourée des membres de l'AFITV à l'Hôtel Bellevue (LE LAVANDOU)

 

Philippe PIERRE (PEROU) Seth RAMAROSON (MADAGASCAR)

 

 

CLUB VOYAGES

Nous allons proposer pour l'année 2018 plusieurs destinations de voyages pour ceux et celles de l'AFITV (et leurs amis). Ces voyages seront organisés par des professionnels de notre Alliance :

- Projet GEORGIE proposé par Natia TVALABEISHVILI (AFITV) pour l’automne 2018. Prix très étudiés ; préférence : un petit groupe.

Les projets concernant les pays slaves seront présentés après l'Assemblée Générale de janvier 2018. De même pour les circuits de ChocoTourisme.

Les conditions particulières et les renseignements sont à demander aux professionnels cités, membres de l'AFITV.

 

Ananuri Guergueti

 

Vols directs de France en Géorgie

La compagnie aérienne Wizzair lance les vols de l'aéroport Paris Beauvais à l'aéroport international de Kutaissi depuis 2018 (le 17 mai).
Les vols seront opérés 3 fois par semaine : les mardis, jeudis et samedis.

 

 

 

INFORMATIONS

 

Quelques documents à lire ou à voir :

Nos vidéos sur Youtube : Patrick Chainbaux nous communique :

NOUVEAU : l’AFITV vient d’ouvrir sa chaîne web YouTube. Retrouvez toutes nos vidéos et n’hésitez pas à vous abonner, c’est gratuit !
Pour accéder à notre chaîne, connectez-vous sur YouTube (https://www.youtube.com), puis, dans la fenêtre « Rechercher » tapez : « AFITV ». Une fois la fenêtre de recherche ouverte, cliquez sur le logo AFITV.
Un lien direct est également disponible en bas à droite de la page d’accueil du site AFITV (http://www.afitv.org).

ATTENTION : l’AFITV n’est pas responsable des « recommandations », « suggestions » ou « sélection » de chaînes ou de vidéos qui sont faites par YouTube. 

 

Une demande de stage que nous soutenons :

« Bonjour,

Je suis Antoine-Joseph Corbel.

Je vous propose mes services pour quelques mois au sein de votre agence.  Je suis disponible de début février jusqu’au 20 juin 2017soit 5 mois... » Pour lire la suite, cliquez ici pour télécharger le pdf

 

Deux artistes parmi nous :

Shalvak, photographies

 


 

À regarder les photos de Shalvak (Shalva Khakhanashvili) on hésite, on tente de reconnaître les lieux, les documents, les correspondances. Il fait appel à la photo (qui cadre), à l’architecture (qui trame), à la peinture (qui met en boîte la perspective). Mais on sent bien la part de hasard et de nécessité qui fait la force de certaines de ces superpositions : hasard des contrastes - blanc sur noir/ noir sur blanc, des géométries, des pittoresques ; nécessité de faire dialoguer ces deux villes, Paris et Tbilissi, qui le partagent. Les villes sont habitées par les humains. Ici ils sont absents si ce n’est par ces linges qui agissent comme des suaires et redoublent le thème du palimpseste urbain. Les linges traversent les photos comme des anges. Mais les humains sont aussi là par les plans ; souvent des « plans d’exécution » des bâtiments, comme disent les architectes. Car derrière les façades, les arcades, les tuyaux qui apparaissent ici par le jeu des superpositions comme un chaos, tout est travail de mesures. En d’autres termes ces photos sont de l’archéologie urbaine dont les sources seraient brouillées. A nous, à vous, de déchiffrer librement. Cliquez ici pour télécharger le pdf

Texte par David Mangin

 

 

 

 

 

 

Delille  peintre de la vigne

Les sommeliers sont experts dans l’art de décrypter les vins. Ils livrent aux amateurs les clés pour mieux les apprécier. Les peintres pourraient peut être  y parvenir aussi, d’une certaine manière, dans la mesure où les peintures sont capables de parler à la sensibilité des gens. L’appréciation des vins se situe aussi dans ce registre. Delille s’efforce de réaliser ce genre de « prouesse » à travers ses œuvres. Son terrain de prédilection c’est la nature, principalement la vigne qui est, comme on sait, le lieu  principal où se joue la qualité des vins. Tout dépend de la philosophie du vigneron. Ce qu’on retrouve dans son verre dépend largement de ce qui se passe dans la vigne.

 

Cela étant dit, l’intérêt est peut-être  maintenant de savoir par quel cheminement Delille en est arrivé à cette démarche originale alors qu’il avait œuvré dans le domaine de l’informatique au début de sa carrière après des études de gestion : sup. de co. Marseille et MBA à San Diego State. Il y a  une dizaine d’années il s’est mis à la peinture aux ateliers d’art proches de son domicile à l’instigation de sa fille ado avec qui il vivait seul . Celle-ci voulait simplement qu’ils fassent une activité ensemble pour améliorer leurs relations.

 

Delille a progressé dans les techniques picturales. Celles-ci trouvaient en lui un terreau favorable du fait d’une certaine sensibilité artistique développée avec le piano qu’il a pratiqué pendant toute sa jeunesse. Ensuite la photo, toujours sa grande passion a pris le relais. Cette activité lui sert actuellement à dégoter les compos à la fois originales et attractives pour l’œil. Une certaine harmonie ainsi que la  beauté constituent des éléments essentiels pour Delille.

 

Lorsqu’il s’est mis à la peinture, il  travaillait dans le  commerce du vin auprès de la bistronomie. Le thème de la vigne s’est normalement imposé comme son sujet de prédilection du fait de l’intérêt qu’il offre pour la déco des restaurants. Delille avait des facilités pour appréhender ce genre pictural pour avoir vécu sa jeunesse sur un domaine viticole familial, le Domaine de Terrebrune à Bandol. Ses parents d’origine parisienne s’étaient installés en Provence après avoir bourlingué en Afrique après guerre. Delille est ainsi né au Sénégal. Il  a passé un BTA viti-oeno quand il s’était mis dans le vin avec la volonté de s’intéresser au domaine familial. Il a ensuite réalisé plusieurs tours de France afin de trouver les vins pour en faire du commerce en plus des vins de son domaine. Il effectue, en outre, tous les ans, un grand voyage à travers les vignobles pour visiter ses partenaires. Il va également, de temps à autre, se ressourcer sur son domaine. Sa peinture sur la vigne lui permet de partager son vécu sur un monde de passions qu’il connaît bien.

 

 

 

 

 

Exposition :

"LES FORÊTS NATALES - Arts d'Afrique équatoriale atlantique" au musée du Quai Branly Jacques Chirac

 

 

 

Cliquez pour télécharger le pdf ►

 

 

 

Body Art

 

Nous avons reçu de l'UNESCO :

Communiqué de presse de l’UNESCO N°2016-36


L’UNESCO et des professionnels du patrimoine français et suisses se mobilisent
pour la sauvegarde du patrimoine syrien

Paris, 11 mars- En réponse à la destruction du patrimoine culturel de la Syrie, l’UNESCO s’est associée, à l’été 2015, à des professionnels français et suisses de l’archéologie et du patrimoine français pour recenser les besoins précis des acteurs de terrain en matériels utiles à la poursuite de leurs actions de sauvegarde : matériels de conditionnement indispensables à l’évacuation et à la mise à l’abri des collections, matériels de conservation pour préserver les pièces fragiles et restaurer les pièces endommagées, mais aussi matériels d’étude et d’enregistrement pour permettre de continuer à compléter les inventaires et la documentation scientifique du patrimoine syrien, et ainsi faciliter son identification, sa gestion et la sauvegarde des données s’y rapportant.
Coordonnée par le Centre archéologique européen et le musée de Bibracte EPCC (France), une vaste collecte a mobilisé plus de cinquante institutions, associations et professionnels indépendants du monde de la culture, des archives, des bibliothèques, des musées, de l’archéologie, de la restauration et de l’art répartis sur l’ensemble du territoire français et suisse. Au total, près de sept tonnes de matériel ont été rassemblées et acheminées jusqu’à Beyrouth (Liban), pour être confiées au Bureau de l’UNESCO à Beyrouth.

L’UNESCO a décidé à son tour d’en faire don aux professionnels en charge de l’archéologie, du patrimoine et des musées de Syrie, qui ont réceptionné le matériel le 7 mars dernier : au renfort matériel qui vient appuyer leur capacité d’intervention sur le terrain, s’ajoute le réconfort apporté par une mobilisation concrète en faveur d’un patrimoine dont l’intérêt pour l’histoire du peuple syrien et pour l’humanité n’est plus à démontrer.

La Syrie possède un patrimoine culturel d’une richesse exceptionnelle qui, depuis 2011, a été sérieusement affecté par le conflit qui sévit dans le pays, avec des destructions croissantes de ses monuments les plus importants, notamment ceux inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. De nombreux sites archéologiques ont été ravagés et pillés par des groupes organisés avec l’intention d’exporter illicitement des objets archéologiques et des œuvres d’art pour ensuite les vendre sur le marché international de l'art.
Si les professionnels du patrimoine de Syrie organisent avec efficacité depuis le début du conflit l’évacuation et la mise à l’abri des collections d’objets et œuvres d’art jusque-là conservés dans les musées et les dépôts archéologiques menacés de destruction ou de pillage, le manque de moyens freine considérablement leur action.
Investie depuis 2011 et plus encore depuis l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution 2199 du 12 février 2015, d’une mission de lutte contre les graves atteintes portées au patrimoine syrien plusieurs fois millénaire, l’UNESCO a confié à son bureau de Beyrouth (Liban), la mise en œuvre de plans d’actions mobilisant  acteurs locaux, ONG et partenaires de la communauté internationale en faveur de la protection de ce patrimoine, à travers le projet de sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien, financé par l’Union Européenne, le Gouvernement des Flandres et l’Autriche.

 

Contact : Cristina Menegazzi, Bureau de l’UNESCO à Beyrouth, c.menegazzi@unesco.org; +961 1 850013/4/5 Ext. 119

 

Un Allié nous envoie cet article :

3-La Chine fait main basse sur les forêts africaines

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/28/la-chine-fait-main-basse-sur-les-forets-africaines_4891052_3212.html
28.03.2016

L’exploitation illégale du bassin du Congo alimente la prospère industrie du bois de l’empire du Milieu.

Lire aussi :
La RDC, paradis du commerce illégal du bois ?
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/03/la-rdc-paradis-du-commerce-illegal-du-bois_4646050_3244.html
Le Gabon, partagé entre protéger et exploiter sa forêt
http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/08/12/le-gabon-partage-entre-proteger-et-exploiter-sa-foret_4722135_4527432.html

La voracité chinoise à l’égard des matières premières africaines n’a pas de limite : les minerais, le pétrole, la faune et la flore sont exploités de façon intensive. C’est le cas également du bois, dont 75 % de la production part pour la Chine, ce qui en fait la troisième matière première la plus importée par l’empire du Milieu.

Selon l’ONG Greenpeace, qui vient de publier une enquête à ce sujet, une grande partie des forêts est exploitée illégalement. Le bois est exporté brut vers la Chine où il est transformé avant d’être réexporté essentiellement vers l’Europe. Le tout dans des conditions souvent opaques. Le Cameroun, le Gabon, la République du Congo et le Mozambique sont en première ligne.

Greenpeace s’est ainsi penchée en particulier sur le bois en provenance du Cameroun et du Congo. Avec plus de 250 millions d’hectares, le bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt de la planète. Elle fait vivre plus de 75 millions de personnes qui en dépendent pour leur subsistance, tout comme des espèces animales menacées comme les gorilles et les chimpanzés.

Un chiffre d’affaires de 6 milliards de dollars
L’enquête de l’ONG se concentre essentiellement sur la société camerounaise CCT (Compagnie de commerce et de transport) qui est le plus grand exportateur de grumes du pays. L’ONG a remonté la filière des forêts camerounaises au port chinois de Zhangjiagang (à l’est de la Chine), où les importateurs profitent d’une législation particulièrement laxiste. Cette zone de libre-échange construite en 1992 se trouve à une heure trente à peine de Shanghai.

Sur les quelque trois cents entreprises identifiées qui importent du bois d’Afrique, une trentaine concentre 80 % des volumes transportés. Parmi elles, Jiu Li Timber Industry, World Wood Trade, Allwin ou Huilong Goup… Il s’agit essentiellement d’entreprises de quatre provinces du Sud-Est : le Guangdong, le Zhejiang, Shanghai et le Jiangsu où se trouve le port de Zhangjiagang. C’est là, sur les rives du Yangtze, que se concentre l’essentiel de l’industrie chinoise du bois. Au total, le chiffre d’affaires de ces industriels du bois s’élève à 6 milliards des dollars.

Mais le principal scandale de cette exploitation illégale est le commerce d’essences précieuses et protégées, comme le bois de rose en provenance de Madagascar. Un bois plutôt utilisé dans la fabrication de meubles pour une clientèle aisée. Dans le bassin du Congo existe plus de 10 000 espèces de bois tropicaux dont un tiers est endémique à cette région.

Entre 2000 et 2013, près de neuf millions d’hectares de forêts ont disparu. Une catastrophe pour la biodiversité. Au Gabon par exemple, l’exploitation illégale de Kevazingo, un bois précieux, est particulièrement réprimée. L’an dernier, vingt-six personnes, dont cinq Chinois, ont été arrêtées près de Makokou, dans le nord-est du Gabon, dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale. Le Gabon est l’un des principaux exportateurs de cette essence rare d’Afrique centrale avec près de 18 000 m3 exportés chaque année. Ce bois sert à fabriquer des meubles massifs, des parquets et moulures ou encore des instruments de musique.

La Chine ferme les yeux
La demande en Kevazingo a explosé ces dernières années, faisant flamber son prix. Le mètre cube varie aujourd’hui entre 1 500 et 3 000 euros une fois en Chine, selon Luc Mathot, responsable de l’ONG Conservation Justice, à l’origine d’un rapport accablant qui dénonce une « véritable organisation mafieuse de blanchiment du bois et une corruption à tous les étages ».

Ces pays sont devenus tellement dépendants de la Chine qu’ils acceptent toutes les conditions posées par leur principal client. Selon l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), 90 % du bois du Mozambique part ainsi pour la Chine, dont la moitié proviendrait d’exploitations illégales.

Si l’Union européenne et les Etats-Unis ont renforcé leur législation en matière d’importation de bois africain, la Chine en revanche ferme les yeux. Pour prévenir une déforestation sauvage, l’IIED a mis en place, il y a deux ans, un observatoire, qui réunit les autorités africaines, chinoises et les principaux forestiers du continent, conduisant la Chine à adopter un code de bonne conduite dans l’importation de bois d’Afrique. Pour les pays africains, cela doit aussi être l’occasion de mettre en place une industrie responsable du bois, aussi vertueuse que vitale pour leurs économies.

 

Nous avons créé la page publicitaire de l'AFITV (cliquez ici pour voir la page).

 

 

 

 

 

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Pour tout renseignement, les prix des publicités en lignes envoyez un courriel à notre trésorière, Françoise Brunod. : info@olivaki.com

 

Bonne lecture !

La Rédaction